Tu auras gagné ton frère… (Mt 18, 15)

Cette phrase était au coeur de l’évangile du dimanche 6 septembre.
Elle était comme le but que le Christ fixait à tous ses disciples.
Au début de cette année, nous les disciples d’aujourd’hui,
sommes invités à cette même réflexion : comment gagner nos
frères ?
Peut-être faut-il d’abord se demander ce que signifie gagner son
frère. Gagner un frère, c’est en avoir un de plus. Ce qui nous intéresse,
ce n’est pas le nombre, mais c’est chaque frère : chaque
fois que nous en gagnons un, c’est une grande victoire pour tous :
« Ainsi, je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »
Gagner un frère, c’est le gagner au Christ. C’est faire de lui un
disciple du Christ. Ce n’est pas pour nous mais pour lui, parce que
nous croyons que c’est bon pour lui de connaître le Christ. C’est
donc un gain pour lui (il connaît le Christ) comme pour nous (nous
avons un frère de plus dans le Seigneur).
Mais, en ces temps troublés par des conditions sanitaires et économiques
incertaines, alors que de nombreux médias semblent
chercher à nous faire peur, il n’est pas si simple de savoir comment
gagner nos frères.
Pour moi, je dirais que deux choses sont nécessaires : un témoignage
vrai et un engagement fidèle.
“ L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que
les maîtres (…) ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des
témoins ”. disait Paul VI dans son exhortation sur l’évangélisation
(evangelii nuntiandi). Saurons-nous être des maîtres qui sont des
témoins, en nous formant et en partageant notre foi ?
Et puisque le témoignage ne saurait être qu’en paroles mais aussi
en actes, quels engagements allons-nous prendre ?
Nombre de nos frères, à l’occasion du confinement ont été troublés,
déçus, perturbés et ont quitté leurs responsabilités, voire
même leur participation à la messe… Nous avons donc plus que
jamais besoin de tous !
Cherchons comment nous pourrons contribuer à un nouvel élan
qui dynamisera la paroisse et redonnera courage et force à ceux
qui sont plus faibles ou plus touchés. Si chacun trouve la place
que Dieu lui destine, alors certainement ensemble, nous gagnerons
nos frères !
P. Christophe, curé