L’édito du curé

Le temps ordinaire…
… ce n’est pas banal !

 

Depuis deux semaines déjà, la liturgie nous a ramenés au temps ordinaire. Temps ordinaire, qu’est-ce à dire ? Est-ce par opposition aux temps particuliers, le Carême, le temps de Pâques qui seraient extraordinaires ?
Non bien sûr ! Ce temps-là est ordinaire dans le sens qu’il crée de l’ordre. Grâce à lui, tout est en ordre.
Reprenons un peu l’année complète : elle commence avec l’Avent qui nous prépare à la venue du Sauveur bien sûr, mais qui nous donne aussi à contempler la promesse de Dieu, faite aux prophètes.
Vient ensuite le temps de Noël, le Sauveur est là, les temps sont accomplis.
Ensuite viennent quelques semaines du temps ordinaire : elles commencent avec le Baptême du Seigneur, qui est en même temps le dernier jour du temps de Noël et le premier dimanche du temps ordinaire. Le baptême du Seigneur marque de fait son entrée dans la vie publique. Fin des temps de l’enfance et de la vie cachée et début de la vie publique et du ministère du Salut. Le Fils de Marie est révélé Fils de Dieu. Le début de notre salut !
Puis vient le Carême, le temps de se préparer à la Pâque du Seigneur. Il s’agit du Salut initié au baptême mais qui prend une nouvelle tournure : notre conversion personnelle. Pour cela, le mercredi des Cendres nous donne les conseils évangéliques : partage, pénitence et prière que Jésus sublime dans la Cène (partage de son Corps), sa passion (expiation des péchés du monde entier) et la croix (offrande à Dieu comme ultime prière : « en tes mains je remets mon Esprit »)
Le temps de Pâques permet de déployer la fête de Pâques sur 50 jours en nous préparant à recevoir l’Esprit.
Nous allons alors avoir une vie pour nous mettre en ordre de bataille derrière notre chef, le Christ, rempli de la force de l’Esprit… Voilà le temps ordinaire qui nous conduit jusqu’à la victoire du Christ, Roi de l’Univers, conclusion de l’année liturgique et … notre Espérance, en raison de la promesse que Dieu a faite au prophète (cf Temps de l’Avent).
Ainsi, l’année forme un cycle qui ne s’interrompt jamais : image de l’éternité, la vie de Dieu dans laquelle tous ses mystères nous font entrer.
Alors, le temps ordinaire : un temps banal ?
Mais pour la paroisse, cette année, ce cycle va prendre un tour nouveau…
Notre vicaire bien-aimé, le père Ursule, après six ans de ministère va rentrer en son pays et exercer son sacerdoce auprès de ses frères compatriotes !

Un nouveau prêtre nous est offert pour nous aider sur le chemin de sainteté, le Père Benoit Laronze.
L’un et l’autre sont des grâces que le Seigneur nous fait ; saurons nous rendre grâce pour ces six années avec le père Ursule ? Et serons-nous accueillants à la grâce que représente le père Benoit ?
Alors, ainsi comblé de grâces par le Seigneur, notre temps ordinaire ne sera vraiment pas banal !

Père Christophe