Rosaire

Voici revenir le mois d’octobre, le mois du rosaire ! Alors que nous vivons une année de Saint Joseph et une année de la famille, sans doute n’est-il pas inutile de nous arrêter un instant sur ce temps, sur cette invitation à la prière de la Vierge Marie, épouse de Saint joseph et maman de la sainte Famille.

Je dis bien prière de la Vierge et pas à la Vierge. Bien sur c’est aussi elle que nous prions ; mais nous sommes invités à aller plus loin. D’abord lors des nombreuses apparitions dont la mère de Dieu a gratifié notre pays, elle a souvent invité à prier le chapelet ; parfois elle avait elle-même l’objet en main, et elle a aussi participé à sa récitation !

Mais plus encore, la belle médiation du Pape saint Jean-Paul II dans la lettre rosarium virginis nous rappelle que le rosaire est une école de prière à la suite de Marie. La prière nous met en sa présence pour apprendre à regarder, à contempler avec ses yeux et son cœur de mère les mystères de la vie de son fils. Autrement dit nous nous mettons en présence de la Sainte Vierge pour pouvoir apprendre à aimer Jésus comme elle l’aimait.

N’est-ce pas ce que l’année de Saint Joseph nous invité à faire aussi ? mettre nos pas dans les pas de ce grand saint pour pouvoir grandir dans ses qualités. En fait, nous sommes invités à nous mettre au service du Christ et de l’Eglise (la Sainte famille) comme saint Joseph. Le Pape rappelle en sept points les caractéristiques de ce service : Joseph est un Père aimé (1) qui fait grandir Jésus dans la tendresse (2) et accomplit sa tâche dans l’obéissance (3) et l’accueil de l’imprévu (4) avec courage (5). Il est le modèle des travailleurs (6) mais avec humilité il sait rester dans l’ombre (7) bienfaisante de la Vierge, du Christ et de l’Esprit.

Ainsi nous trouvons, comme fils, une place auprès du Fils de Dieu qui vient nous sauver, place entre Marie la mère aimante et Joseph le père admirable.

A l’école du rosaire, à l’école de Marie et de Joseph, faisons un pas de plus sur le chemin de la sainteté, pour nous préparer à la grande fête de la Toussaint qui, déjà, pointe à l’horizon.

 

Père Christophe