Le temps du carême

Nous sommes entrés dans le temps du carême. Comme chaque année, le mercredi des cendres nous a rappelé les trois conseils évangéliques : la prière, le jeûne et le partage.

C’est bien ce que nous chercherons à vivre les vendredis de carême avec les soirées « à l’école des saints » : un simple repas (une soupe et une pomme) nous invitera à la sobriété et même au jeûne ; le visionnage d’un film et la réflexion qui suivra seront un authentique moment de partage et la soirée se conclura par la prière.

Mais attention, n’allons pas croire que ces soirées soient l’unique moyen de vivre le carême ! Ne pensons pas non plus qu’il suffit de vivre ces soirées pour avoir « fait un bon carême ».

Les conseils évangéliques, tout comme l’exemple des saints, ne sont que des moyens. Le but est notre conversion. Il s’agit de prendre conscience de tout ce qui nous entrave et nous retient loin du Seigneur. Nous pouvons aussi contempler comment d’autres ont trouvé le chemin qui les a menés vers Dieu non pour les imiter, mais pour nous en inspirer et ainsi trouver NOTRE CHEMIN DE SAINTETÉ.

Car le seul enjeu de ce temps de carême est là : écouter, discerner, puis agir selon le cœur de Dieu pour nous retrouver comme les saints que nous allons découvrir, là où Dieu nous attend.

Ne nous y trompons pas : ces saints et ces saintes n’étaient pas parfaits, mais malgré leur imperfection, malgré leur indignité, ils ont cherché le Seigneur et se sont mis à son service, pour sa Gloire et le salut de leurs frères. C’est cela que nous devons faire à notre tour, chacun selon notre vocation et notre mission.

Alors notre paroisse, notre diocèse, notre pays et notre Eglise rayonneront des milles feux de sainteté que le Seigneur fera briller dans nos cœurs.

Alors notre humanité, notre monde pourra, grâce à l’action de Dieu en nous et à travers nous, trouver le chemin de la paix, de l’amour, de la joie dont nous avons si cruellement besoin, particulièrement en ce moment.

Oui, que ce temps du carême fasse de nous des artisans de paix, d’amour et de joie.

Père Christophe