Chers frères et sœurs, juste quelques lignes. D’abord pour dire merci à tous ceux et celles qui permettent que nous retrouvions le chemin des messes et des célébrations de plus en plus belles : orgues et animateurs, fleuristes ; équipes de nettoyage et de désinfection, équipes d’accueil et d’organisation dans les églises (distance, désinfections des mains…). Et bien sûr merci à ceux qui permettent que vous ayez ces infos et cette « feuille de messe » (groupe de liturgie, secrétaires et webmaster).

Nous vivons une période de transition, où les églises sont réouvertes pour des messes au public limité. Certain l’attendait, d’autre trouve cela trop rapide…

En tout cas, nous sommes dans un temps de crise et nous pouvons comprendre que certaines choses se vivent maintenant qui ne se vivrait pas en « temps normal ».

En temps normal, la présence à la messe dominicale est un précepte qui s’impose à tout chrétien qui veut vivre de sa foi, le droit canon et le catéchise de l’Eglise catholique le rappelle bien. Mais en temps de crise, il est possible de dispenser de cette obligation.

En tant que curé je rappelle aux personnes fragiles, aux personnes à risques, aux personnes qui estiment que leur sécurité est en cause qu’elles sont, non seulement par moi, mais par les recommandations des évêques et de toute la conférence épiscopale, relevées de ce précepte dominical de présence physique à la messe durant toute cette crise y compris la période de transition que nous traversons actuellement. Bien sûr cela ne les dispense pas de s’unir à l’Eglise qui célèbre l’Eucharistie par la prière et grâce aux moyens de communication modernes.

Nous l’avons tous vécu pendant deux mois, certains devront le vivre plus longtemps. Qu’ils n’aient pas mauvaise conscience, ceux qui après prière et discernement estiment que le temps n’est pas encore venu pour eux de revenir à la messe. Qu’ils n’hésitent pas à demander conseils ceux qui hésitent ou ne savent pas.

Peut-être certains pourront demander à recevoir la communion en dehors de la messe, d’autres viendront plutôt aux messes en semaine où l’assemblée est moins importante… Et que dire de ce qui se passera cet été quand nous serons plus nombreux mais que les places disponibles n’auront pas ou peu augmentées ? Peut-être devrons-nous ouvrir de nouveaux chemins.

Le Seigneur est notre chemin, il saura nous conduire vers de verts pâturages, restons confiants et sereins.

Père Christophe