L’eucharistie, suite…N°2

Suite de la série d’articles sur l’eucharistie

Rubrique : Une question à la Foi

Après avoir abordé, dans le bulletin précédent, la liturgie eucharistique, nous poursuivons avec le sens de la communion et la liturgie de l’envoi en Mission auprès de nos frères.
La fraction du pain
Le prêtre pourra briser une grande hostie en plu-sieurs morceaux : c’est le corps du Christ qui est fractionné afin que chacun ait part à ce corps et que tous ne fassent plus qu’un avec lui.
• Aujourd’hui, c’est à la fraction du pain que les fidèles reconnaissent le vivant qui se livre à eux pour qu’ils soient son corps dans le monde de ce temps.
• C’est au pain brisé que les disciples avaient reconnu que leur Maitre était vivant. Le geste de la fraction du pain est accompagné du chant de l’Agneau de Dieu : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde… »
• Ce n’est pas un agneau sanglant qui est brisé, mais le pain de l’Agneau sans tâche, qui enlève le péché du monde et nous donne de communier avec Dieu, entre nous.
• Il est vraiment l’Agneau de l’Alliance nouvelle, immolé et partagé pour tous ses frères dans l’attente du banquet éternel.
La Communion
« Heureux les invités au repas du Seigneur… » : c’est une invitation s’adressant à la fois aux présents et aux absents, aux pratiquants régu-liers ou occasionnels, aux fidèles et à ceux qui se sont éloignés de l’Eglise.
« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » : ce repas d’aujourd’hui préfigure celui de l’Agneau qui nous est préparé au Ciel lorsque viendra la fin des temps.
« Seigneur, je ne suis pas digne… » : ce sont des paroles d’humilité, de confiance et d’abandon en celui que son Père a envoyé porter la Bonne Nouvelle.
L’amen de la prière eucharistique, en réponse au don du corps et du sang du Christ, est une nouvelle et grande profession de foi. Le fidèle réaffirme ainsi qu’il est un des membres composant le Corps du Christ – et ceci depuis son baptême. Chaque fois qu’il communie, il est nourri et fortifié pour que le Corps du Christ resplendisse davantage à la face du monde.
Le temps suivant la communion est un temps de silence ou un chant d’action de grâce : ce sont des instants d’adoration et de gratitude où on demande à Dieu que cette communion produise des fruits… pour cette vie et celle du monde à venir.
L’Envoi
Désormais, la messe s’achève. Le Seigneur dit à son peuple qu’il l’ac-compagnera sur les chemins de la vie : « Le Seigneur soit avec vous… » et l’assemblée répond : « et avec votre Esprit ». Les fidèles se signent à nouveau et c’est la bénédiction finale : « Que Dieu tout-puissant (en amour) vous bénisse… » Bénir Dieu, c’est dire du bien de lui. Être béni de Dieu apporte une grande joie aux fidèles.
C’est dans la paix que le prêtre prononce la disloca-tion de l’assemblée : « Allez dans la paix du Christ… » et l’assemblée répond : « Nous rendons grâce à Dieu. »
« Allez » veut dire : ce que vous avez reçu, faites-en votre bien et offrez-le à vos frères. Vous avez com-munié au Dieu de Paix, maintenant, faites-le décou-vrir à vos frères les hommes.
Le Concile Vatican II souligne la vocation des fidèles qui ont célébré la liturgie. Celle-ci contribue au plus haut point à ce que les fidèles, par leur vie, expriment et manifestent aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Eglise.


Synthèse préparée par Nicole Robin.