Pédophilie : message du père Christophe

Chers amis,

Du 23 au 26 mars 2021, les évêques de France ont eu une de leurs assemblées plénières. Leurs travaux ont surtout porté sur les problèmes d’abus sexuel dans l’Eglise. Ils ont alors écrit une lettre à tous les catholiques de France, peut être en avez-vous déjà entendu parler.

Il s’agit d’énoncer clairement la réalité de ce drame, le fléau qu’il représente, la honte et la tristesse de l’Eglise devant ces actes criminels.

Il s’agit encore de soutenir toutes les victimes, de leur redire notre compassion, notre désir d’adoucir leur peine et leurs blessures dans la mesure de nos possibilités, de leur redire tout le respect que nous avons pour elles. Les évêques, conscients de la difficulté, ont remercié les victimes qui ont accepté de parler et parfois même de coopérer pour aider l’Eglise de France à mieux prendre la mesure du phénomène, à mieux répondre aux attentes des victimes, à mieux proposer un soutien, un accompagnement, parfois seulement une oreille et un cœur qui écoutent.

Il s’agit surtout de prendre des mesures pour éviter à tout prix que cela ne se reproduise. L’Eglise, il est vrai, est faite d’hommes et de femmes qui ne sont en aucun cas exempt des vicissitudes de la condition humaine, mais par leur engagement et par leurs responsabilités, chacun peut attendre de ces personnes un comportement exemplaire et irréprochable.

Les évêques ont pris des mesures à l’égard des victimes (lieu de mémoire, indemnisation, suivi ou accompagnement spirituel…, à l’égard des séminaristes et prêtres : formation initiale ou permanente à la vie affective et à l’accompagnement spirituel des personnes victimes…. Mais aussi des nouvelles directives de droit ecclésiastique, et de l’organisation même de certaines instances de l’Eglise de France.

En septembre prochain, la CIASE (Commission Indépendante sur les abus sexuel dans l’Eglise) rendra son rapport et évaluera les mesures en question pour aider non seulement l’Eglise mais surtout les personnes victimes, à surmonter cette crise. Si les crimes commis ne peuvent être effacés, du moins peut-on essayer d’en limiter les conséquences en accompagnant au mieux ceux qui ont été blessés et meurtris dans leur chair. On peut et on doit surtout prévenir toute récidive, et refaire de nos églises, de nos paroisses, de nos diocèses des « lieux sûrs » pour les enfants et pour tous.

La lettre écrite par les évêques est disponible, par exemple sur le site de nos deux paroisses ; pour ceux qui n’auraient pas d’accès à internet, nous allons en imprimer quelques exemplaires disponibles aux accueils des paroisses (à st Sébastien de Pornichet et à Notre Dame de Lourdes de la Baule)

Les évêques insistent : le succès de ces démarches et de ce combat est l’affaire de tous dans l’Eglise, soyons vigilants, attentifs et délicats… Soyons solidaires !

Père Christophe

• Résolutions et lettre de Mgr Laurent Percerou, évêque de Nantes

• cellule d’accueil régionale d’accueil et d’écoute des victimes