L’édito du Curé

Paroisse nou­velle, Chan­de­leur, Vie consa­crée…

En ce pre­mier février, nous allons célé­brer la nais­sance de la paroisse nou­velle Sainte Thé­rèse des Dunes. Ce sera la veille de la fête de la Pré­sen­ta­tion (ou Chan­de­leur), jour­née mon­diale de prière pour la vie consa­crée. En cette année par­ti­cu­lière, je vou­drais rap­pro­cher tous ces évé­ne­ments.

Notre paroisse prend donc le nom d’une reli­gieuse, une jeune femme qui a consa­cré sa vie, dès l’âge de 15 ans, à la prière et à l’amour de Dieu. Elle n’a plus quit­té son monas­tère, mais elle s’est unie avec un tel amour à la mis­sion de ceux qui étaient au loin, avec une telle fer­veur à l’amour du Christ qui sur­passe les fron­tières, qu’elle est deve­nue la patronne des mis­sions.

Notre paroisse abrite aus­si deux congré­ga­tions reli­gieuses : les sœurs de Chan­te­nay et celles de la Salle de Vihiers, édu­ca­trices dans les écoles ou les orphe­li­nats… Nous savons tout ce qu’elles ont fait pour et dans la paroisse. Aujourd’hui, nombre d’entre elles sont éprou­vées dans leur san­té ; leurs acti­vi­tés sont limi­tées par ces sou­cis, et pour­tant, nous savons bien qu’elles gardent toute leur place et leur impor­tance pour nous. Pour­quoi ? Parce que si pré­cieux que soient tous les ser­vices qu’elles rendent ou ont ren­dus, le plus pré­cieux est leur pré­sence, femmes consa­crées au Sei­gneur, témoi­gnage vivant de la réa­li­té de l’adage « Dieu seul suf­fit ».

Et ce jour de la Pré­sen­ta­tion rap­pelle le jour où l’enfant Dieu fut pré­sen­té au temple. Il ne dit rien, il ne fait rien, il est un nou­veau-né. Mais tout autour de lui s’agite et change : les parents, le vieillard Syméon et la pro­phé­tesse Anne… Pour­quoi ? Parce qu’Il est là. Oui, le Sei­gneur tout puis­sant et infi­ni s’est ren­du pré­sent par­mi nous et sa pré­sence change tout.

Au bout du compte, ce que j’essaie de vous faire tou­cher du doigt, c’est que le plus impor­tant pour le pro­jet de Dieu et notre che­min de sain­te­té, ce n’est pas ce que nous fai­sons, même si cela peut être néces­saire et est tou­jours utile. Le plus impor­tant, c’est ce que nous sommes : des amis et des fils de Dieu, pré­sents pour lui et pour nos frères. C’est pour­quoi les moments de convi­via­li­té et de célé­bra­tion, comme la fête du 1er février, sont si impor­tants ; c’est pour­quoi la vie parois­siale et la prière com­mune sont essen­tielles ; c’est pour­quoi le sou­ci de l’accueil des plus jeunes comme des nou­veaux arri­vants est pri­mor­dial. Il ne s’agit pas tant de faire que d’être là : alors soyons là pour tous ceux que Dieu met sur notre route, à com­men­cer par lui !

 

 

Père Chris­tophe

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