L’édito du Curé

De sainte Thé­rèse à sainte Ber­na­dette

Nous venons de fêter la nais­sance de notre nou­velle paroisse… Nous venons de célé­brer sainte Thé­rèse. Le Père Sébas­tien de Grou­lard nous a invi­tés à retrou­ver l’esprit d’enfance, le vrai qu’il a défi­ni en trois points : des dési­rs infi­nis, une conscience de notre dépen­dance et un élan sans cesse renou­ve­lé. Il a pris soin de mettre cela en lien avec l’occasion : la construc­tion d’une uni­té nou­velle au ser­vice d’une mis­sion, à recom­men­cer sans cesse.

Dimanche pro­chain, nous célé­bre­rons le dimanche de la san­té. Il s’agit de regar­der vers tous ceux qui prennent soin de leurs frères, soi­gnants ou aidants, et de prier pour eux. Il s’agit aus­si bien sûr de se tour­ner vers les malades, les per­sonnes âgées, han­di­ca­pées ou dépen­dantes, bref, tous ceux qui néces­sitent qu’on prenne soin d’eux. Quel meilleur moyen de nous en appro­cher ! Les membres du SEM et les nom­breux parois­siens qui vivent un métier de soi­gnant ou qui prennent soin d’un proche le diraient mieux que moi qu’avec de grands dési­rs : les accom­pa­gner, les ras­su­rer, les hono­rer même, pour le dire sim­ple­ment, les aimer ! Quelle plus grande évi­dence que de consta­ter leur dépen­dance et la nôtre ! Ils ont besoin de nous, mais nous savons que per­sonne ne peut accom­pa­gner seul un malade, un pauvre, un petit… Nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de la force de Dieu. Et enfin, quel élan nous donne cette mis­sion qui nous encou­rage à l’amitié, la dou­ceur, l’attention, mais aus­si à l’audace, l’imagination et l’inventivité. En défi­ni­tive, l’esprit d’enfance et le sou­ci du soi­gnant se rejoignent éton­nam­ment !

Et la date de ce dimanche de la san­té n’a pas été choi­sie par hasard : le dimanche le plus proche de la fête de Notre-Dame de Lourdes (11 février), une semaine avant la fête de sainte Ber­na­dette (18 février). Cette sainte était si pauvre, malade et petite que Marie l’a choi­sie… Elle a pas­sé sa vie de reli­gieuse à soi­gner et à souf­frir de son mal, joi­gnant ain­si l’esprit d’enfance et le sou­ci du soi­gnant, du soi­gné. Et elle devient aus­si si proche de notre sainte Patronne, elle-même si malade et souf­frante, elle-même si humble et si petite, elle-même rem­plie de tels élans d’évangélisation et d’amour.

Et voi­ci que notre carême va nous faire par­cou­rir la France pour y décou­vrir la sol­li­ci­tude de Marie en tant de lieux d’apparition, trou­vant son épi­logue ou son point d’orgue dans le pèle­ri­nage parois­sial et dio­cé­sain à Lourdes, une semaine après Pâques.

De La Baule et de Por­ni­chet à Lourdes (ou à Lisieux un jour ?), de vous et moi à sainte Thé­rèse ou sainte Ber­na­dette, c’est tou­jours un même che­min qui nous est pro­po­sé : la décou­verte de notre peti­tesse, de la gran­deur des pro­jets de Dieu en nous et pour nous et enfin, de l’unité sainte dans l’éternité avec Dieu, avec Marie et avec tous les saints !

Père Chris­tophe

 

À pro­pos du Conseil Parois­sial Mis­sion­naire

Dimanche der­nier, le vicaire géné­ral vous a par­lé de cette demande nou­velle faite par le dio­cèse que chaque paroisse se munisse d’un Conseil Parois­sial Mis­sion­naire (CPM). Il nous a rap­pe­lé que cette ins­tance a pour but d’aider le curé, l’équipe pas­to­rale et l’EAP (équipe d’animation pas­to­rale) dans leur tâche en remon­tant les dési­rs et besoins des membres de la com­mu­nau­té vers les ins­tances qu’ils dirigent et en accom­pa­gnant la réponse à ces ques­tions. Il sou­li­gnait que le recru­te­ment de ce conseil peut être orga­ni­sé dif­fé­rem­ment.

Nous avons, dans une pre­mière approche, pro­po­sé un ques­tion­naire à toutes les per­sonnes pré­sentes au repas de dimanche der­nier. Par la suite, ce même ques­tion­naire va être adres­sé aux res­pon­sables de groupes, ser­vices ou mou­ve­ments sur la paroisse pour que la réflexion conti­nue de manière la plus col­lé­giale pos­sible. Il s’agit ain­si de dési­gner des per­sonnes qui ne seront pas des repré­sen­tants d’une par­tie de la paroisse, mais qui seront dépu­tées pour repré­sen­ter l’ensemble de la paroisse.

Tous ceux qui auront été nomi­nés seront ensuite invi­tés à une ren­contre au cours de laquelle ils dési­gne­ront la ving­taine d’entre eux qui consti­tue­ra ce pre­mier conseil, lequel aura un man­dat de trois ans et sera donc régu­liè­re­ment renou­ve­lé.

Mer­ci de vous sai­sir de cette oppor­tu­ni­té et de contri­buer à cette étape nou­velle pour notre paroisse.

Père Chris­tophe

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