Lectio Divina du 17 juillet

Avant tout je vous propose un temps de prière autour du texte d’évangile, selon la méthode dites de la « lectio divina » (lecture divine, lecture de la Parole divine) en groupe (la famille ou personnellement) la méthode est juste ci-dessous.

Ensuite je reprends le texte et vous invite à une méditation partie par partie. Cela devrait vous aider à mieux comprendre le texte et à mieux l’assimiler mais rien ne vaut le temps de prière initial.

         Bonne réflexion et prions les uns pour les autres !

Père Christohpe

LECTIO DIVINA : LA METODE

1- lire silencieusement le texte évangélique pour une meilleure compréhension

2- lire à haute voix (une personne) sans lenteur ni précipitation

Silence pour intérioriser (3 minutes)

Expression libre : chacun est invité à dire le groupe de mots du texte qui lui parle, le touche ; les autres écoutent et accueillent sans questions ni commentaires

3- Relire le texte à haute voix (une autre personne)

Silence pour intérioriser (5 minutes) : qu’est-ce qui me parle aujourd’hui ; comment cela touche-t-il ma vie ?

Expression brève pour ceux qui le souhaitent

4- relire le texte à haute voix (une troisième personne)

Silence pour intérioriser (5minutes) : Quelle prière monte en moi ?

Expression libre et brève d’une prière

Terminer par un Notre Père en commun

 

Evangile de Jésus Christ selon st Luc (Lc 10,25-37)

38En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.

39 Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

40 Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service.

Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?

Dis-lui donc de m’aider. »

41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.

42 Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

 

Lecture ligne à ligne

38 En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.

Ce texte très bref connu sous le nom des deux femmes « Marthe et Marie » suit immédiatement la rencontre avec le docteur de la loi qui nous a valu le double commandement de l’amour et la parabole du Bon Samaritain. Cet événement suivait lui-même l’envoi des disciples et les consignes qui l’accompagnaient puis leur retour et la description de la joie des missionnaires. Ce n’est surement pas un hasard.

  • L’envoi des disciples :

Ils vont « en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. »(Lc 10, 1). Voici que Jésus entre dans un village, il suit donc ce qui était prévu. Mais mieux, il avait donné la consigne :

07 Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

08 Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. (Lc 10, 7-8)

Ces consignes sont appliquées par Jésus Lui-même qui se laisse recevoir par Marthe et qui la laisse le servir et lui offrir le repas.

Et si l’on en croit la version parallèle de Saint Matthieu voici la consigne donnée par Jésus :

11 Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.

12 En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.

13 Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. (Mt 10, 11-13)

 Jésus insiste sur la dignité des personnes qui vont l’accueillir. Nous savons déjà qu’Il a lui-même fait ainsi car désormais cette famille deviendra une famille amie et chaque membre aura un rapport particulier avec Jésus. On retrouve en effet Marthe et Marie avec leur frère Lazare qui est mort et à qui Jésus redonne vie :

01 Il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur.

02 Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade.

03 Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » (Jn 11, 1-3)

L’expression « celui que tu aimes »  est sans ambiguïté.

Et il y a donc aussi l’onction à Béthanie :

01 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.

02 On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.

03 Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. (Jn 12, 1-3)

On retrouve Lazare, Marthe et Marie. Le geste de Marie aussi surprenant soit-il montre bien tout l’amour qu’elle avait pour le Seigneur. D’ailleurs la réciproque est vraie car lorsque Judas tente d’attaquer le geste et donc celle qui l’a fait, Jésus réagit aussitôt :

Jésus lui dit : « Laisse-la » (Jn 12, 7)

Quant au geste de Marie, il évoque naturellement celui de la pécheresse au chapitre 7 de Saint Luc :

37 Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.

38 Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. (Lc 7, 38)

La conclusion de ce passage est importante :

47 Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »

48 Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » (Lc 7, 47-48)

Dés lors il n’est pas très difficile d’imaginer que cette femme pécheresse et Marie ne font qu’une seule et même personne. Marie convertie et pardonnée sera dès lors comme sa sœur Marthe digne de recevoir le Seigneur. Leur relation sera d’un amour très pur qui rejaillit sur Lazare « celui que Jésus aime », et à l’occasion d’un nouveau passage, Jésus revient chez elle et Marie renouvelle le même geste, en signe de son amour toujours aussi grand, de son besoin toujours aussi vrai d’être pardonnée et dans l’amour du Seigneur. Voici quel genre de liens unissent donc Jésus et Marthe, Marie et Lazare. Ils sont bien ceux qui sont dignes de Jésus et Jésus ne passe pas de maison en maison (CF ; Lc 10, 7)

Et nous ? Quel amour montrons-nous pour le Seigneur ? Sommes-nous dignes de Lui ? de sa paix ? Quels signes sommes-nous prêts à poser, quels sacrifices sommes-nous prêts à accomplir pour grandir dans cet amour et cette dignité ? Mais pouvons-nous aussi nous rappeler de signes et de sacrifices que nous avons déjà vécus et qui nous ont enracinés dans l’amour de Dieu ?

39 Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

Voici Marie dont nous venons de parler. Elle est aux pieds de Jésus ce qui signifie son humilité et sa soumission au maître. D’ailleurs à partir de ce verset, l’Evangéliste ne parle plus de « Jésus » mais du « Seigneur ». Et elle écoute la parole ce qui est, là encore la bonne attitude, celle que Jésus attend :

24 Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. (Mt 7, 24)

Il avait déjà dit au démon :

« Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4, 4)

Notons que dans la première phrase de notre texte il est précisé que c’est Marthe qui reçoit Jésus, non pas Marthe et Marie. La maîtresse de maison, sans doute l’ainée, c’est Marthe. Dans une société comme celle-ci, la cadette aurait dû être toute entière au service de son ainée, ce qui ne semble pas le cas. Au contraire elle est tout entière à la disposition de Jésus, à ses pieds et écoutant sa Parole. C’est dire l’importance qu’elle Lui accorde.

Et nous ? Sommes-nous prêts à bousculer nos habitudes et même, si besoin, quelques conventions sociales établies, pour laisser à Jésus la première place ?

Et dans notre façon d’être disciple, quelle place réservons-nous à la contemplation, à l’écoute docile de la Parole… Comment unir action et contemplation ?

40 Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service.

Ne nous laissons pas tromper par le mot accaparer. Il signifie que Marthe est toute donnée à son service. Mais que pourrait-elle faire de mieux que de servir son Seigneur ? Il n’y a pas de critique dans cette assertion mais au contraire la constatation que Marthe est une bonne servante. Combien de fois le Seigneur a-t-il loué les bons serviteurs :

35 Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.

36 Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

37 Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. (Lc 12, 35-37)

Et nous ? Quel genre de serviteurs sommes-nous ? Sommes-nous empressés et accaparés par le service ? Ou bien de ceux qui essaient d’éviter la fatigue ou le poids du jour ? Sommes-nous heureux de pouvoir servir ou bien rêvons-nous de nous échapper ? Trouvons-nous dans notre service un sens à notre vie, ou bien sommes-nous dans une logique de devoir subi et dont nous voudrions être délivrés ?

Ici l’évangéliste décrit à égalité Marie assise qui écoute et Marthe qui sert, l’une et l’autre sont tout entières à leur occupation. Pouvons-nous accepter que toutes les vocations ont leur noblesse et leur beauté, sans jalouser ou dénigrer les autres vocations ?

Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ?

Cette intervention peut nous renvoyer à un autre épisode :

37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.

38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Mc 4, 37-38)

C’est la même question : « cela ne te fait rien ». C’est un cri d’incompréhension et de désespoir pour les disciples qui craignent de mourir, d’incompréhension et de colère pour Marthe qui peine au service. Il y a bien plus qu’un simple appel à l’aide. Marthe appelle Jésus « Seigneur », elle l’interpelle sur une attitude incompréhensible… Il y a là un enjeu de foi, une interrogation profonde sur ce qui lui semble injuste.

Et nous ? Bien souvent nos ne comprenons pas l’attitude de Jésus ou ses réactions, souvent nous attendons une parole, un geste une grâce que nous ne recevons pas… Saurons-nous interroger le Seigneur avec confiance ? aurons-nous tendance à le juger et prétendre mieux savoir que Lui ? est-ce que nos questions deviendront des doutes qui paralyseront notre foi ?

Dis-lui donc de m’aider. »

Voici sans doute l’un des moments les plus audacieux de l’Evangile : une femme, Marthe, intervient (et donc sans doute coupe la parole) alors que Jésus enseigne (Marie écoute à ses pieds) pour dire à Celui qui est La Parole de Dieu ce qu’il doit dire !

Marthe a pourtant la foi, une foi profonde et même admirable :

21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » (Jn 11, 21-22)

Voilà la foi de Marthe : Jésus aurait pu empêcher la mort de son frère, sa prière peut tout obtenir de Dieu voilà la puissance de la Parole de Jésus. Et malgré cette foi elle lui coupe la parole et lui dit ce qu’il doit dire ! C’est la colère qui parle et non plus Marthe…

Et nous ? Quand nous n’obtenons pas ce que nous voulons, quand nous ne comprenons pas le plan de Dieu sur nous, quand la colère ou la déception nous assaille, quelle prière, quel langage montent de nos bouches et de nos cœurs vers le Seigneur ? A qui faisons-nous le plus confiance ? à nous même, à nos désirs et nos certitudes ou bien à Dieu, au Seigneur Jésus, à sa grâce et à sa Providence ?

41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.

De quelles choses parle le Seigneur ? Du service ? mais alors pourquoi ne l’a-t-il pas arrêtée plus tôt ? Comment se fait-il qu’Il ait attendu l’intervention de Marthe pour la reprendre et la calmer ? Comment imaginer que Jésus reproche à Marthe de se donner du mal pour offrir le meilleur service à son Seigneur ? D’ailleurs le service occupe, accapare mais il « n’agite » pas ! il donne du travail et de la peine, pas du souci ! Alors ? Ce qui est agité c’est le cœur de Marthe qui n’accepte ni l’attitude de sa sœur ni celle de son Seigneur. Voici que Marthe, plutôt que de faire de son mieux son travail, de remplir sa mission de tout son cœur, vient de l’interrompre pour s’occuper de la mission de Marie, sa sœur et même de la mission de Jésus. Mais ces missions n’étant pas la sienne elle ne peut les remplir correctement : comment saurait-elle, mieux que Jésus, ce que la Parole de Dieu doit dire ? Et comment elle, la femme d’action, pourrait-elle expliquer à Marie, la contemplative ce qu’elle doit faire ou pas ?

Non Jésus ne parle pas du service mais bien de cette intervention, de sa colère et de ses conseils… Voilà ce qui agite le cœur et l’intelligence de Marthe, sans lui faire produire rien de bon au contraire.

Et nous ? Quand nous sommes fatigués ou dépassés par les situations, allons-nous nous refugier auprès du Seigneur ? N’avons-nos pas tendance à vouloir régenter la vie des autres, leurs vocations et leurs missions ? Pouvons-nous accepter que tous ne soient pas appelés à faire comme nous, à faire pour nous …

42 Une seule est nécessaire.

Qu’est-ce qui est nécessaire ? En fait Dieu seul est nécessaire ! Jésus ne dissuade pas Marthe de l’importance du Travail ou du service, Il lui rappelle le sens de tout cela : pourquoi servir ? Tout ce que nous faisons, vivons, disons, tout cela ne doit avoir qu’une seule fin : Dieu. Dieu seul suffit. En toute chose c’est lui que nous devons chercher, approcher, aimer. Si le service de Marthe la tourne vers celui qu’elle sert, alors son service est nécessaire, s’il l’éloigne en la rendant jalouse de sa sœur ou furieuse contre son maître, alors il n’est qu’agitation.

Et nous ? Savons nous orienter toute notre vie vers le seul nécessaire ? Dieu est-il le seul véritable but de toutes nos vies ?

Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Voici une phrase qui a donné lieu à bien des interprétations. Y aurait-il une hiérarchisation des vocations ? Est-il meilleur d’être contemplatif qu’actif ? Et puis, Est-ce à nous de choisir notre mission ? N’est-elle pas reçue de Dieu. Pourquoi Jésus parle-t-il de « choisir » et de « meilleure part ».

Mais Jésus insiste : « elle ne lui sera pas enlevée ». Si ce n’est pas sa vocation, comment imaginer qu’elle ne lui soit pas enlevée ? Ou alors, pourrait-elle avoir fait un meilleur choix que Dieu ? On voit souvent des jeunes choisir d’entrer au monastère ou au couvent puis en ressortir car ils n’étaient pas à leur place : c’était leur choix mais cette part leur a été enlevée… Et de même pour des jeunes qui se sont fiancés mais pas mariés…

La seule conclusion possible est que Jésus ne parle pas de la vocation ou de la mission quand il dit cette phrase. Mais alors quelle est cette meilleure part, que nous pouvons choisir ? Qu’est-ce qui différencie Marthe et Marie à ce moment-là si on ne parle plus de mission ? La seule chose que Marie a choisie, c’est de faire ce pour quoi elle est faite. Appelée à la contemplation et à l’écoute de la Parole, Marie a choisi d’être docile à sa mission, fidèle à son Seigneur. Ce que Marthe choisit au contraire, c’est de se rebeller sous le poids de son service, c’est de mettre sa sœur et son Seigneur en accusation, ni docilité ni confiance ou fidélité.

Docilité, fidélité, confiance, ce dont nous parlons c’est la foi. Aux disciples qui avaient réveillé Jésus en lui demandant « cela ne te fait rien » Jésus a répondu :

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (Mc 4, 40)

C’est bien de celle-ci qu’il parle à Marthe maintenant. C’est comme s’il lui disait : « Marie agit dans la foi, elle choisit donc d’entendre l’appel que je lui lance à écouter et méditer ma Parole et personne ne l’empêchera de m’obéir, pas même toi qui estimes avoir besoin d’aide et droit sur ta jeune sœur, mais tu peux toi aussi choisir d’entendre mon appel, de trouver ta joie dans la certitude de servir ton Seigneur et du travail bien fait. Grâce à toi la Parole de Dieu peut être annoncée et reçue dans de bonnes conditions, voilà ta noblesse et ta fierté, voilà le sens de ta vie, personne ne te l’enlèvera à toi non plus ! »

Et nous ? Avons-nous assez de foi et d’humilité pour répondre à notre vocation et nous mettre au service de celle des autres ?

 

En guise de conclusion : Jésus vit avec Marthe et Marie ce qu’il a demandé à ses disciples de vivre : il va dans une maison digne de Lui et il va y apporter une paix qui n’y est pas encore. Cette paix elle doit conquérir le cœur de Marthe qui s’agite. Cette paix elle s’enracine dans le cœur de Marie qui écoute et qui choisit la foi. Cette paix est bien celle de l’homme de foi qui sait où est sa place, quelle est sa vocation et sa mission. Il ne s’agit pas de vouloir être parfait, il ne s’agit pas de diriger tous ceux qui nous entourent ou d’exiger d’eux qu’ils nous aident dans notre mission, mais plutôt de vérifier que notre mission concourt et aide à la réussite de la leur.